L’homme le plus riche de Babylone (6/60)

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L'homme le plus riche de Babylone

L’homme le plus riche de Babylone est un puissant, sinon le plus puissant classique de finances personnelles jamais écrit. Rédigé sous la forme de plusieurs paraboles se déroulant dans l’ancien empire babylonien, il porte sur l’art d’épargner, d’investir et d’atteindre la liberté financière. Ce livre est également un ouvrage de développement personnel, tant il contient une multitude de passages inspirants sur la discipline, la persévérance, et la frugalité.

Il peut se résumer en quatre grandes parties :

  • Comment épargner et constituer son capital ?
  • Investir judicieusement le capital ainsi constitué en vue de devenir riche (les cinq lois de l’or).
  • Comment sortir efficacement et durablement d’un endettement chronique ?
  • Quel est le rôle de la Chance ?

Les principaux personnages de « L’homme le plus riche de Babylone » sont :

  • Arkad, l’homme le plus riche de Babylone.
  • Bansir, le fabricant de chars de Babylone.
  • Kobbi, le musicien de Babylone.
  • Algamish, le prêteur d’argent ou Banquier de Babylone.
  • Azmur, le fabricant de briques de Babylone.
  • Nomasir : le fils d’Arkad.
  • Rodan : le fabricant de lances de Babylone.
  • Mathon : le prêteur sur gages de Babylone.
  • Dabasir : le marchand de chameaux de Babylone.

Ce résumé constitue la sixième étape de mon défi super ambitieux.

A propos de l’auteur

George Samuel Clason (Novembre 1874 – Avril 1957) est un homme d’affaire et écrivain américain, né en Louisiane dans le Missouri et décédé à Napa en Californie.

Durant ses 82 ans de vie, il fut tour à tour soldat, homme d’affaires et écrivain. Diplômé de l’Université du Nebraska à Lincoln, il a servi dans l’United States Army pendant la guerre hispano-américaine en 1898.

George S. Clason devint célèbre en publiant une série de pamphlets sur comment épargner et atteindre l’indépendance financière. Il commença à rédiger ses pamphlets en 1926 ; à l’aide de paraboles se déroulant dans l’ancien empire Babylonien. Les banques et compagnies d’assurance commencèrent à distribuer ces paraboles à leurs employés et clients, et les plus célèbres d’entre elles furent compilées et publiées sous le titre « L’homme le plus riche de Babylone ».

En tant qu’homme d’affaire, il a créé la Clason Map Company à Denver en Colorado, qui a publié le premier atlas routier des USA et du Canada, et la Clason Publishing Company.

Chapitre 1 : Les sept moyens de remplir une bourse vide ou Comment épargner et constituer son capital

L'homme le plus riche de Babylone

Babylone était devenu la ville la plus riche du monde parce que ses citoyens étaient les plus riches de leur époque. Les mêmes principes, simples au demeurant, qui avaient fait la bonne fortune des babyloniens à l’époque, sont toujours aussi vrais et d’actualité aujourd’hui. Imprégnons-nous de ces principes pour accéder à notre propre indépendance financière.

1. Bansir et Kobbi se plaignent de leur sort et décident de demander à Arkad comment il a fait pour devenir riche

Bansir, le fabricant de chars de Babylone et Kobbi, l’un des musiciens les plus en vue de la ville prennent du recul et se rendent compte que malgré leurs talents et leur dur labeur, ils en sont toujours à vivoter. Ils sont révoltés contre leur situation.

Leurs bourses (comptes en banque) demeurent vides et ils ont du mal à joindre les deux bouts. Et pourtant, ils ont eu à gagner beaucoup d’argent par leurs labeurs respectifs. Ils aimeraient aussi devenir riche et combler tous leurs désirs ainsi que ceux de leur femme et de leurs enfants.

C’est alors que Kobbi se souvint d’Arkad, leur ami d’enfance commun, qui devint l’homme le plus riche de Babylone. Ils se rendirent compte que si eux, n’étaient pas parvenus à s’enrichir, c’était tout simplement parce qu’ils n’avaient jamais travaillé ni fourni des efforts dans ce sens. Tous étaient au sommet de leur art, Bansir en tant que fabricant de chars et Kobbi en tant que musiciens, parce-que c’était dans ce sens qu’ils avaient orienté leurs efforts.

Ils pouvaient également s’enrichir s’ils prenaient la ferme résolution d’y parvenir. Ils décidèrent donc de demander à Arkad, les secrets de son enrichissement.

« La fortune d’un homme n’est pas contenue dans la bourse qu’il transporte. Une bourse garnie se vide vite sans réserve pour l’alimenter. […] La rente, voilà ce qui est important. » George S. Clason

George S. Clason

2. Arkad, l’homme le plus riche de Babylone, dévoile à ses amis comment il apprit à devenir riche

Comme ils l’avaient décidé, Bansir et Kobbi s’en allèrent voir Arkad pour lui demander les secrets de sa richesse.

D’entrée de jeu, ce dernier leur dit qu’ils étaient les seuls responsables de leur pauvreté. S’ils avaient appris les règles de l’enrichissement, ils seraient devenus aussi riches, sinon plus riches que lui.

Arkad raconta à ses amis que dès son plus jeune âge, il avait pris la décision d’être riche, en vue de profiter de la vie. Il était né dans une famille modeste et n’avait pas d’aptitudes particulières. Il était comme le commun des mortels. Conscient de sa situation, il a décidé de consacrer à son rêve le temps, l’apprentissage et l’effort nécessaires.

Il se trouva très vite un emploi de scribe où il travaillait très dur mais arrivait à peine à joindre les deux bouts. Il était toutefois déterminé à atteindre son objectif de richesse.

C’est alors qu’un jour, Algamish, le prêteur d’argent ou Banquier de Babylone lui commanda une copie d’un texte de loi dont il voulut obtenir livraison dans un délai très court.

Arkad fit alors promettre à Algamish de lui enseigner la science de la richesse, en échange de la livraison du travail qu’il lui a confié.

Après qu’Arkad put livrer les copies, Algamish se mit à lui transmettre ses secrets sur la richesse.

« La richesse est un pouvoir. »

George S. Clason

3. Les secrets de la richesse

Le premier secret de la richesse que transmit Algamish à Arkad fut celui-ci : pour devenir riche, il faut prendre la résolution de se payer en premier sur chacun de ses revenus.

Cela veut dire qu’il faut systématiquement se payer (ou épargner) au moins 10% de chaque revenu que l’on gagne.

« Une partie de tout ce que tu gagnes est à toi et tu peux le garder. Elle ne doit pas être inférieure à un dixième, quel que soit le montant que tu gagnes. Elle peut valoir bien plus quand tu peux te le permettre. Paie-toi en premier. »

George S. Clason

Après avoir découvert ce précieux secret, Arkad décida de le mettre immédiatement en pratique. Il mit donc systématiquement de côté 10% de chacun de ses revenus pendant 12 mois. Toutefois, il commit une erreur de débutant en matière d’investissement et perdit toute son épargne. En effet, Arkad investit son capital chez un fabricant de brique qui s’aventura dans le négoce d’or, et perdit naturellement tout ce capital si durement constitué.

Quand il raconta sa mésaventure à Algamish, ce dernier en rit et l’encouragea à repartir à zéro. « Tout fou doit apprendre », dit-il.

« Celui qui demande conseil concernant ses épargnes à quelqu’un sans expérience en la matière devra payer de ses économies pour prouver la fausseté des conseils. »

George S. Clason

Suivant les conseils d’Algamish, Arkad se mit à reconstituer son capital en mettant de côté au moins 10% de tous ses revenus. Douze mois plus tard, il avait pu réinvestir cette fois-ci judicieusement ses économies et gagna de substantiels intérêts. Toutefois, au lieu de réinvestir ces intérêts, Arkad s’offrit du bon temps.

Algamish le lui reprocha. « Tu manges les petits de tes économies, lui dit-il. Comment peux-tu espérer qu’ils travaillent pour toi ? » Arkad apprit donc une autre leçon. Il devait réinvestir ses intérêts et laisser opérer la magie des intérêts composés.

Deux autres années plus tard, Arkad mit en pratique toutes les leçons qu’il avait apprises et capitalisa sur ses erreurs passées. Algamish, qui devint vieux, lui confia la gestion d’une partie de ses terres. Après la mort d’Algamish, Arkad hérita d’une partie de son immense richesse et la fit fructifier suivant les leçons qu’il avait durement apprises.

« L’occasion est une arrogante déesse qui ne perd pas de temps avec ceux qui ne sont pas prêts. »

George S. Clason

Voici les cinq règles de la richesse qu’Arkad avait apprises et mises en pratique :

  • Apprendre à se payer en premier, en mettant de côté au moins 10% de tout ce que l’on gagne.
  • S’habituer à vivre avec moins que ce que l’on gagne.
  • Apprendre à chercher et à obtenir des conseils avisés en matière d’investissement.
  • Faire travailler l’or pour soi ; c’est-à-dire à investir judicieusement.
  • Et enfin, fuir les promesses de gains mirobolants et les taux usuraires.

« Un petit intérêt sûr est bien plus préférable à un grand risque »

George S. Clason.

Arkad a su faire preuve d’une discipline implacable et militaire pour atteindre son objectif. Voici trois pensées très précieuses à tirer de ce chapitre :

« Lorsque je m’impose un travail, je le termine. Autrement, comment pourrais-je avoir confiance en moi pour accomplir des choses importantes ? »

George S. Clason

« La volonté n’est rien d’autre que la détermination inflexible à terminer le travail que l’on s’est soi-même imposé. »

George S. Clason

« Une partie de tout ce que vous gagnez vous appartient ; conservez-là. »

George S. Clason

4. Les sept moyens de remplir sa bourse ou son compte en banque

L'homme le plus riche de Babylone

Au-delà des secrets de la richesse, voici les sept (07) moyens enseignés par Arkad en vue de construire une fortune.

Premier moyen : Commencez à remplir votre bourse en économisant au moins 10% de vos revenus, quels qu’ils soient.

Deuxième moyen : Contrôlez vos dépenses.

Suivant les conseils d’Arkad, il ne faut absolument pas confondre les dépenses obligatoires avec les désirs. Il faut être discipliné et faire la part des choses.

Chacun de nous, pris individuellement a toujours plus de désirs que ce que ses revenus peuvent lui permettre. Nous devrions donc apprendre à nous maîtriser et à fixer nos priorités.

Tenez un budget et notez chacune de vos dépenses. Ajustez ce budget à chaque fois que besoin sera. Mais résister absolument à la tentation de toucher au dixième de vos revenus qui vous revient. Avant de dépenser chaque pièce, analyser à deux fois l’utilité de cette dépense.

Faites un budget et précisez-y vos dépenses inévitables et celles liées à vos loisirs. Mettez un point d’honneur à ne jamais, au grand jamais dépenser plus des neuf dixièmes de vos revenus.

Troisième moyen : Investissez sagement et faites fructifier votre or.

L’épargne rigoureuse n’est que la première étape vers la fortune. L’autre étape primordiale vers la construction de sa richesse est le fait d’investir sagement. L’épargne seule ne suffit pas. Il faut judicieusement investir le capital ainsi constitué, et réinvestir les revenus du capital initialement investi jusqu’à ce que la fortune soit au rendez-vous. Les intérêts composés sont magiques.

Et, comme l’a expliqué l’homme le plus riche de Babylone, il s’agit d’une toute autre école et d’une toute autre expérience.

Arkad expliqua à ses amis qu’il perdit entièrement son premier investissement qui ne fut ni bien réfléchi, ni bien analysé. Il en tira donc les leçons lors de son deuxième investissement qui, lui, fut sage et rentable. Ensuite, il réinvestit ses gains jusqu’à ce que sa fortune soit confortable. Il diversifia ses investissements ; ce qui lui permit d’avoir plusieurs sources de revenus.

« La richesse d’un homme ne se trouve pas dans les pièces qu’il transporte dans sa bourse, mais dans le revenu qu’il a bâti, le ruisseau d’or qui arrose continuellement sa fortune et la garde toujours bien en point. C’est ce que tout homme désire. C’est ce que chacun de vous désire : un revenu qui ne cesse de rapporter, que vous soyez au travail ou en voyage. »

George S. Clason

Quatrième moyen : Protégez votre trésor contre la perte.

En matière d’investissement, faites toujours très attention aux promesses de gains mirobolants.

Votre premier reflexe doit être de protéger votre capital. Prenez donc suffisamment de recul et faites suffisamment d’analyses. Recherchez des conseils avisés.

Prenez toujours suffisamment et soigneusement en compte les dangers liés aux investissements que vous envisagez.

Arkad rappela à ses amis en quoi son premier investissement fut une catastrophe. Il remit toute une année d’économies à un fabricant de briques qui lui promit de faire du négoce de bijoux rares. Cherchez l’erreur ! L’Expert-Comptable et banquier que je suis ne peut pas raisonnablement s’aventurer, du jour au lendemain, dans la chirurgie esthétique. 😊

« Protégez votre trésor contre la perte en investissant uniquement là où votre capital est en sécurité, où il peut être récupéré au moment désiré et où vous ne manquerez pas de recevoir un intérêt convenable. Consultez les hommes sages. Demandez l’avis de ceux qui ont l’expérience dans la gestion rentable de l’or. »

George S. Clason

Cinquième moyen : Transformer votre propriété en un investissement rentable.

Au lieu de louer une maison et de payer un loyer, construisez votre propre maison à l’aide d’un prêt immobilier approprié. Le loyer que vous payez actuellement assurera alors le service de cette dette et vous fera posséder définitivement votre habitation principale à l’échéance finale de ce prêt.

Sixième moyen : Assurez-vous un revenu pour l’avenir.

Arkad expliqua à ses amis que dans la vie il y a des hauts et des bas. Il les encouragea donc vivement à penser à leurs vieux jours, en faisant des investissements judicieux dans ce sens.

Le premier investissement qu’il recommande s’apparente aux assurances-vie et aux assurances retraite complémentaire. Il encouragea ses auditeurs à faire ce type d’investissement en vue de mettre leur famille à l’abri en cas d’imprévu.

Le deuxième type d’investissement qu’Arkad recommanda à ses auditeurs est l’immobilier. Il encouragea son auditoire à investir dans des maisons et des terres qui pourront prendre de la valeur et leur rapporter des revenus conséquents.

Septième moyen : Augmentez votre habileté à acquérir des biens.

Le meilleur investissement que vous puissiez faire est en vous-même. Cultivez-vous et formez-vous continuellement et sans cesse. Lisez. Mettez toujours vos connaissances, qualifications et compétences à jour. Apprenez continuellement.

« Plus nous acquérons des connaissances, plus nous pouvons gagner. L’homme qui cherche à apprendre plus dans son métier sera grandement récompensé. »

George S. Clason

De plus, comme le conseilla Arkad, fixez-vous un but précis et attelez-vous à l’atteindre. Ne dispersez pas vos énergies. Pour approfondir cette question, lisez L’Homme est ce qu’il pense de James Allen.

Chapitre 2 : Comment investir judicieusement le capital constitué en vue de devenir riche (les cinq lois de l’or) ?

Dans cette partie, nous découvrirons comment, en mettant en œuvre les cinq lois de l’or, le fils d’Arkad, Nomasir, amassa lui aussi une fortune considérable, gagnant ainsi le droit de gérer la fortune de son père.

1. Nomasir fit fortune en mettant en œuvre les cinq lois de l’or

Pour initier son fils, Arkad, l’homme le plus riche de Babylone, lui donna une bourse d’or (un capital de départ) et lui remit une tablette d’argile sur laquelle était gravée les cinq lois de l’or. Arkad donna à son fils 10 ans en vue de lui prouver sa sagesse en matière de gestion de l’or.

Nomasir prit sa tablette et sa bourse d’or et se dirigea vers Ninive en vue de mettre en œuvre les lois dont il venait de prendre possession et de faire fortune.

Comme son père avant lui, il fit une erreur de débutant en misant une grande partie de son or dans des paris de chevaux et la perdit totalement.

Ensuite, avec le capital subsistant, il s’associa à quelqu’un de peu recommandable pour le rachat d’une boutique. Cette aventure aussi fit flop et il perdit ainsi le reste de son capital. C’est alors qu’il résolut d’étudier et de mettre en œuvre les cinq lois de l’or.

Il se chercha un travail et trouva un emploi de chef d’une équipe d’esclave chargée de construire le nouveau mûr entourant la ville. Travailleur consciencieux, il économisa avec rigueur au moins 10% de ses revenus jusqu’à ce qu’une occasion sûre d’investissement se présente à lui.

Enfin, Nomasir réinvestit sagement ses gains jusqu’à ce qu’il ne devienne immensément riche.

Pour le sac d’or et la tablette d’argile que lui remit son père, il revint lui remettre trois gros sacs remplis d’or.

2. Les cinq lois de l’or en question

L'homme le plus riche de Babylone

Voici les cinq lois de l’or qu’Arkad enseigna à son fils Nomasir.

Première loi de l’or :

« L’or arrive volontiers, en quantités toujours plus importantes, à l’homme qui met de côté pas moins du dixième de ses gains pour créer un bien en prévision de son avenir et de celui de sa famille. »

Deuxième loi de l’or :

« L’or travaille diligemment et de façon rentable pour le sage possesseur qui lui trouve un placement profitable, se multipliant même comme les troupeaux dans les champs. »

Troisième loi de l’or :

« L’or reste sous la protection du possesseur prudent, qui l’investit d’après les conseils des hommes sages. »

Quatrième loi de l’or :

« L’or échappe à l’homme qui l’investit sans but dans des entreprises avec lesquelles il n’est pas familier ou qui ne sont pas approuvées par ceux qui connaissent la façon d’utiliser l’or. »

Cinquième loi de l’or :

« L’or fuit l’homme qui le forcerait à rapporter d’impossibles gains ou qui suivrait le conseil séduisant des escrocs et des trompeurs ou qui se fierait à sa propre inexpérience et à ses désirs romantiques d’investissement. »

Chapitre 3 : Comment accorder sagement des prêts ?

L'homme le plus riche de Babylone

En tant que banquier, j’ai été agréablement surpris par la pertinence des conseils contenus dans ce chapitre, en matière d’octroi de prêts. C’est un véritable cours de crédit.

Dans ce chapitre, Rodan, le fabricant de lances de Babylone a obtenu comme cadeau du roi, en récompense de ses bons et loyaux services, une quantité importante d’or. Mais il était devenu inquiet car il ne savait pas quoi en faire ni comment l’investir.

Beaucoup de personnes qui apprirent la nouvelle se précipitèrent chez lui pour lui demander de leur donner une partie de son or.

Confus, il décida donc d’aller vers Mathon, le vieux prêteur d’or de Babylone en vue de recueillir ses conseils sur comment prêter judicieusement son or en vue de le faire fructifier.

1. Première règle du crédit : s’assurer de la capacité de remboursement de l’emprunteur et de l’objet du prêt

Le premier souci qu’exposa Rodan à Mathon fut l’insistance de sa sœur de le voir prêter son or à son mari en vue de lui permettre de devenir marchand.

Mathon lui expliqua qu’il devait faire abstraction de ses liens familiaux et analyser uniquement la capacité de son emprunteur à rembourser l’or prêté ainsi que l’objet du prêt. Le premier souci du prêteur doit être d’assurer la sécurité de son or. En prêtant par charité, le prêteur deviendra bientôt plus démuni que ses emprunteurs.

Un prêt n’est pas bon si l’emprunteur ne peut pas le rembourser ou si son objet n’est pas logique. Si un emprunteur désire financer une activité, il doit prouver son expérience et sa connaissance de cette activité.

Souvenons-nous, le richissime Arkad perdit son premier investissement en remettant ses économies à un fabricant de briques qui se reconvertit subitement dans le négoce de bijoux.

En définitive, Mathon déconseilla à Rodan d’accorder le crédit que sollicitait sa sœur. Car son mari n’a ni prouvé ses compétences de marchand ni démontré sa capacité à gérer sagement de l’or.

« Si tu désires aider ton ami, fais-le de façon à ce que les tâches de celui-ci ne te reviennent pas. »

George S. Clason

« C’est bien d’aider ceux qui débutent pour qu’ils puissent progresser et devenir des citoyens valeureux. Mais l’aide doit être accordée avec intelligence à moins que nous prenions sur nous-mêmes le fardeau qui appartient à un autre. »

George S. Clason

2. Deuxième règle du crédit : obtenir une bonne garantie

Mathon poursuivit son exposé en expliquant à Rodan qu’il exigeait toujours un gage qu’il plaçait dans son coffre jusqu’à ce que le prêt soit remboursé.

Les emprunteurs les plus sûrs sont ceux dont la valeur des biens donnés en gage est supérieure à la somme empruntée.

Mathon expliqua également à Rodan qu’il prêtait également à une autre catégorie d’emprunteurs qui n’avaient pas de biens à laisser en garantie mais qui avaient un salaire ou un revenu sûr et stable. Ce type de crédit est adossé à des domiciliations.

La troisième catégorie d’emprunteurs comprend ceux qui n’ont ni bien ni revenu sûr. Ce type d’emprunteurs est à éviter, à moins qu’ils ne se fassent cautionner par des personnes fiables.

Dernière règle du crédit : il faut bien étudier les motivations de l’emprunteur. Emprunte-t-il pour satisfaire des désirs farfelus ou pour financer un objet concret susceptible de lui rapporter des profits ? Il est préférable de fuir ceux qui empruntent pour financer des sottises et les emprunteurs qui sont en proie à de fortes émotions.

3. Fuyez les promesses de gains mirobolants

Mathon termina son exposé à Rodan en lui déconseillant vivement de céder à la tentation de vouloir gagner des profits extravagants d’un seul coup.

Il lui conseilla d’être conservateur en matière d’investissement.

« Un peu de prudence vaut mieux qu’un grand regret. »

George S. Clason

Chapitre 4 : Sortir durablement d’un endettement chronique 

L'homme le plus riche de Babylone

Dans ce chapitre, l’auteur nous donne des conseils très pratiques et efficaces en vue de sortir de l’endettement chronique.

Il raconte pour ce faire une parabole mettant en œuvre Dabasir, le marchand de chameaux de Babylone et Tarkad.

Tarkad était si surendetté qu’il en fut réduit à voler à l’étalage et à mendier pour survivre. Il avait honte et ne sut plus quoi faire. Il avait terriblement faim et cherchait d’autres personnes à qui emprunter quelques pécules en vue de manger quand il tomba sur Dabasir à qui il devait également de l’argent.

Dabasir lui réclama son dû. Face au désarroi du jeune homme, il résolut de lui raconter sa propre histoire et comment, jeune, il réussit à sortir d’un endettement chronique et à faire fortune.

Pour raconter son histoire au jeune Tarkad et pour lui donner une bonne leçon, Dabasir l’invita dans l’un des meilleurs restaurants de Babylone, commanda l’un des meilleurs plats pour lui-même et le dévora en face du jeune homme à qui il ne commanda que de l’eau.

1. Voici l’histoire de Dabasir

Jeune, Dabasir apprit le métier de fabricant de scelles comme son père et gagna raisonnablement sa vie grâce à ce métier.

Toutefois, pour paraître, il vivait largement au-dessus de ses moyens et, très rapidement, se surendetta pour supporter son somptueux train de vie.

Poursuivi par ses créanciers, sa femme dut retourner chez son père et Dabasir dut fuir Babylone pour une autre ville.

Il erra pendant plusieurs années et devint braqueur. A l’issue d’un braquage, il fut arrêté et vendu à Damas comme esclave. Il fut acheté par un homme qui voulut faire de lui l’eunuque de ses femmes.

Finalement, la femme la plus âgée de son maître décida de faire de lui son gardien de chameaux. Il avait l’habitude d’accompagner cette femme auprès de sa vieille mère malade. Il en vint à sympathiser avec elle.

Cette femme lui donna plusieurs leçons de vie et l’aida finalement à s’échapper avec deux chameaux.

Dabasir partit, convaincu qu’il avait l’âme d’un homme libre. Cette idée le soutint dans son long et périlleux voyage à travers le désert. Il arriva enfin à Babylone.

« Celui qui est déterminé trouve les moyens. »

George S. Clason

Arrivé à Babylone, Dabasir s’arma de courage et alla proposer un plan de remboursement à chacun de ses créanciers. Certains l’accueillirent avec joie, mais d’autres l’insultèrent et le chassèrent.

« Mes dettes sont mes ennemies, mais non les hommes à qui je devais. Eux sont mes amis, car ils m’avaient accordé leur confiance et ils avaient cru en moi. »

George S. Clason

Il fut aidé par Mathon, le prêteur d’or de Babylone, qui le mit en contact avec Nebatur, le vieux marchand de chameaux de la ville afin qu’il gagne convenablement sa vie. Tirant leçon de sa vie d’esclave, Dabasir s’appliqua avec sérieux et put bientôt rembourser chacune de ses dettes.

2. Le système de Dabasir pour sortir d’un endettement chronique et devenir fortuné

Voici le système qu’utilisa Dabasir pour rembourser toutes ses dettes et devenir lui-même prospère.

Premièrement, il résolut de mettre rigoureusement un dixième de chacun de ses revenus de côté et de l’investir.

Deuxièmement, il résolut de n’utiliser, quoi qu’il en soit et quoi qu’il en coûte que les sept dixièmes (7/10) de ses revenus pour subvenir aux besoins de sa famille et à ses propres besoins.

Leurs besoins en nourriture, vêtements et loisirs ne seraient comblés que par ces 7/10 de ses revenus.

Troisièmement, il n’utilisera que les deux dixièmes (2/10) de ses revenus pour rembourser ses dettes.

Il ne paiera pas ses dettes avec plus des deux dixièmes de ses revenus et il divisera ces 2/10 équitablement entre chacun de ses créanciers jusqu’au remboursement de chacune de ses dettes.

Que ces derniers soient contents ou pas, il se tiendrait rigoureusement à ce plan.

Quatrièmement, Dabasir ne paiera que comptant pour ses besoins vitaux, à l’aide des sept dixièmes (7/10) de ses revenus. Il ne s’endettera plus pour assouvir ses désirs et/ou ses besoins vitaux.

A l’aide de ce plan, Dabasir paya toutes ses dettes et se constitua par la même occasion un capital confortable qu’il investit judicieusement jusqu’à faire fortune.

Faites également comme Dabasir. Demandez des réductions. Remettez en question vos marques favorites de vêtements, de thé, de fromage, de chaussures, etc. Vous constaterez assez vite que vous pouvez acheter des choses de qualité supérieure pour de meilleurs prix.

Chapitre 5 : Comment considérer la chance ?

L'homme le plus riche de Babylone

Ce chapitre parle de la possibilité de faire fortune ou de réussir au moyen de la chance.

1. Est-il possible d’attirer la chance ?

Nous désirons tous avoir de la chance.

Mais, comme l’a expliqué Arkad, l’homme le plus riche de Babylone à son auditoire dans ce chapitre, la chance ne sourit qu’à ceux qui sont appliqués et travaillent inlassablement vers l’atteinte de leurs objectifs.

« L’occasion n’attend personne. Aujourd’hui elle est présente, bientôt elle sera envolée. »

George S. Clason

La chance n’est pas pour les paresseux. Et la fortune, la vraie, ne sourit jamais à ceux qui s’adonnent aux jeux de hasard (courses de chevaux, casinos, loterie, etc.).

Risquer de petites sommes dans l’espoir d’en gagner beaucoup est une tentation qui attire quelques-uns. Mais, les statistiques et faits vécus nous prouvent clairement que ces dernières n’enrichissent que les propriétaires de salles de jeux et de sociétés de loteries.

Ceux qui, par miracle arrivent quand-même à gagner de l’argent par ces moyens le perdent assez vite.

Au lieu de parler de chance, Arkad préfère parler d’occasion ou d’opportunité. Et l’opportunité ne favorise que ceux qui sont prêts, savent la reconnaître et passent à l’action. C’est cela que beaucoup appellent Chance.

« La Chance attend et vient à l’homme qui saisit l’occasion. »

George S. Clason

2. Le passage à l’action est le fondement de la richesse

La procrastination est l’ennemie jurée du succès, de la réussite et de la fortune. Passez à l’action. Faites le premier pas.

Selon le richissime et sage Arkad, le premier pas est l’étape la plus importante dans toute entreprise ou initiative. Ce premier pas constitue toute la chance dont un homme a besoin.

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. »

Lao Tseu.

« Vous n’avez pas besoin de voir tout l’escalier. Empruntez juste la première marche. »

Martin Luther King

Lorsque nous trouvons une bonne affaire mais que nous hésitons à nous décider, laissons une caution ou un dépôt de garantie. Cela évite de regretter plus tard les bonnes occasions qu’on aurait pu laisser filer par notre indécision. Cela constitue également une arme redoutable contre la procrastination.

Aucun homme ne peut parvenir au véritable succès tant qu’il n’a pas appris à combattre la procrastination.

« Pour attirer la chance, il faut profiter hâtivement des occasions qui se présentent. […] Ce sont les hommes d’action qui lui plaisent souvent. »

George S. Clason

Chapitre 6 : La valeur du travail

L'homme le plus riche de Babylone

Le dernier chapitre de « L’homme le plus riche de Babylone » parle de la valeur du travail.

A travers une fable, l’auteur explique que le travail consciencieux, intelligent et discipliné est l’une des clés de la liberté et de la richesse.

Dans ce chapitre, l’un des princes marchands de Babylone explique à un jeune héritier insouciant comment le travail l’avait libéré, lui-même ainsi que le grand-père du jeune homme, de l’esclavage.

Autrefois, il fréquentait les bars et les salles de jeu. C’est ainsi que son frère tua un homme au cours d’une bagarre et qu’ils furent faits esclaves.

L’un de ses co-esclaves décida de travailler inlassablement en vue de recouvrer sa liberté. Un autre décida au contraire de flâner car s’il travaille trop, il risquait de se briser les os.

Le marchand décida de suivre les conseils du premier co-esclave et de s’en sortir par le travail.

C’est ainsi que, vendu à un pâtissier, il apprit vite le métier, innova, prit des initiatives (comme le jeune berger chez le marchand de cristaux dans L’Alchimiste) et augmenta considérablement le chiffre d’affaires de son maître. Il en vint à disposer de ses après-midis où il fit ses propres pâtisseries et les vendit dans la rue. Un quart des bénéfices lui revint.

A force de persévérance, il réussit à acquérir sa liberté et à faire fortune.

« Certains hommes détestent le travail. Ils en font leur ennemi. Mieux vaut le traiter en ami, force-toi à l’aimer. Ne t’en fais pas s’il est dur. Si tu songes à construire une maison, alors tu te soucies peu de savoir si les poutres sont lourdes ou si le puit dont il faut puiser l’eau pour fabriquer le plâtre est loin. Promets-moi, garçon, que si tu trouves un maître, tu travailleras pour lui aussi dur que tu le pourras. S’il n’apprécie pas ton travail, ne t’inquiètes pas. Souviens-toi que le travail bien fait favorise celui qui l’accomplit. Il en fait un homme meilleur. »

Georges S. Clason

Conclusion 

« L’homme le plus riche de Babylone » est une pépite en matière de développement personnel et de finances personnelles.

Nous retenons de ce livre plusieurs leçons en vue de sortir de la misère : se fixer des objectifs clairs et atteignables ; rester concentré sur ces objectifs ; être discipliné ; travailler consciencieusement et intelligemment ; économiser au moins 10% de chacun de ses revenus ; investir sagement ; persévérer ; vivre frugalement.

J’espère que ce livre vous aura plu autant qu’il m’a plu il y a quatre ans et qu’il me plaît encore aujourd’hui. J’espère surtout qu’il aura l’impact escompté sur vos vies.

Pour plus de ressources sur comment économiser et vivre frugalement, visitez le site de MonsieurMoneyMoustache.

A très vite pour la suite de ce voyage !

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20 réflexions au sujet de “L’homme le plus riche de Babylone (6/60)”

  1. J’adore ce livre, un vrai classique à lire au moins une fois dans sa vie, je le conseillerais surtout aux jeunes qui commencent leur vie professionnelles.

    “L’or reste sous la protection du possesseur prudent, qui l’investit d’après les conseils des hommes sages.”

    J’adore cette citation, merci pour cet article Elom

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    • Merci pour ton feedback cher Manu ! J’adore également cette citation. Je l’ai d’ailleurs évoqué à plusieurs reprises dans ce résumé.

      Ce livre reste définitivement un classique indémodable. A lire et à relire. A très vite.

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  2. “Comment devenir riche ?” est une question qui nous paraît tellement d’actualité alors qu’en fait… elle est vieille comme le monde ! Certes la technologie a bouleversé nos sociétés et semble aujourd’hui un moyen indispensable à utiliser pour accéder à la richesse mais tous les conseils cités sont toujours d’actualité et tout à fait adaptables à notre mode de vie actuel. En tout cas, c’est un angle intéressant que de connaître les conseils d’un homme d’affaire à succès du siècle dernier qui lui-même s’inspire d’un personnage (réel ou imaginaire ?) de l’antiquité babylonienne… Ce côté historique apporte une touche d’exotisme et rend toutes ses réflexions sur la finance plus atemporelles.

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    • Absolument chère Amandine. Au fond, les règles du succès et de la fortune sont intangibles. Ce sont les mêmes règles qui ont permis aux femmes et hommes de tous les âges de réussir et de s’enrichir. Il faut juste savoir les adapter à son époque. Merci infiniment de ton feedback. A très bientôt.

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  3. J’ignorais que tout ce qui est dit depuis une décennie à propos de l’argent a une source plus ancienne. Merci pour cet éclairage et cette référence que je partagerai à ceux qui en ont besoin.

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    • Ah oui Bénédicte ! Les anciens connaissaient déjà ces secrets. Merci de ton intérêt pour cet article et merci pour ton feedback. A très bientôt.

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  4. Un grand classique que je n’ai pourtant jamais lu ! J’adore le mélange conseils financiers (ou autre domaine sérieux) et développement personnel. Ce livre m’appelle depuis trop longtemps… Merci pour l’avoir reis sur on chemin ! 🙂

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    • Je t’en prie cher Nico ! J’espère que ce résumé t’aura permis d’en connaître la substance. En tout cas, c’était un plaisir. A très bientôt !

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  5. Merci pour ce complet résumé, je vais bientôt attaquer des livres de finances dont le célèbre “Père riche, Père pauvre” et celui çi m’appelle pas mal aussi. Malheureusement, à l’école on ne nous apprends à gérer nos finances! C’est avec ce genre de livre qu’on peut très rapidement apprendre à gérer et comprendre le monde de la finance.

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    • Tout le plaisir est pour moi cher David. “Père riche, Père pauvre” est également sur ma liste. J’espère pouvoir aussi en faire un résumé utile. Eh oui, toutes les bonnes choses ne s’apprennent pas à l’école. Surtout ces sagesses pratiques de la vie. A très bientôt pour de nouvelles aventures.

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  6. Bonjour Elom,
    Merci pour le résumé de ce livre que je ne connaissais pas (j’en avais bien entendu parlé mais c’est tout).
    On retrouve les principes fondamentaux d’une bonne gestion.
    Des règles simples qui ne changent pas malgré les époques.

    Merci pour ce travail de fourmi !
    C’est un défi audacieux que tu as relevé ! Je te souhaite de le réussir.

    Au plaisir d’une prochaine lecture.

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  7. Super résumé de livre. Je connaissais le titre mais ne l’est pas encore lu. Je l’ajoute à ma liste. Ca à l’air tellement évident comme ça et pourtant…

    Merci pour cet article très instructif.

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  8. Merci pour cette description complète du livre avec beaucoup de détail.
    JE vais commencer à étudier les moyens de devenir riche (économiser 10% de mes revenus)

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  9. Bonjour, je ne lis jamais de résumé de livre avant d’avoir lu le livre, simplement pour pouvoir le découvrir dans un premier temps par moi-même, puis ensuite lors de la lecture d’un résumé, ça me replonge dedans, me permet de le voir avec un autre oeil, et peut-être même comprendre ce que je n’avais pas compris. Et pour une fois, je fais autrement, et ne suis pas du tout déçue. Ma curiosité est positivement ravie. Tu m’as donné envie de lire ce livre. Après, je suis déjà à fond dans le dév perso et tente de lire tous les Coelho, Laurent Gounelle, … donc je pense que c’était un peu une évidence, que le livre me plairait, mais en tout cas ton résumé est super.

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    • Je te remercie sincèrement de ton lumineux feedback chère Marie. Je suis ravi de t’avoir donné envie de lire ce livre qui est une mine d’or. Laurent Gounelle et Paolo Coelho sont également mes plus grandes influences. À très vite pour de nouvelles aventures livresques.

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